Sauzon, Belle-île en mer.

Sauzon, Belle-île en mer.
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# Posté le mardi 10 juin 2008 17:13

Belle-île en mer, si paisible.

Belle-île en mer, si paisible.
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# Posté le mardi 10 juin 2008 17:09

Le "Belem" au large du Vieux Port de La Rochelle.

Le "Belem" au large du Vieux Port de La Rochelle.
Petite virée en Bretagne


Du mardi 6 au mercredi 21 mai 2008.


Mardi 6 mai : départ du port des Minimes à 16h00. Vent ouest-sud-ouest 12 n½uds. Beau temps, mer calme.
Et déjà, première bonne surprise ; je croise le « Belem », le trois mâts français.
A l'approche du pont de l'île de Ré : le vent fraîchit. Rafales à 20 n½uds ; je prends un ris, ainsi que quelques tours de génois. Louvoyage jusqu'à Saint-Martin de Ré où je ferais escale pour la nuit.
Arrivée à 21h00. 19 milles parcourus.
Magnifique coucher de soleil sur Ars en Ré. Mon voisin de ponton, lui aussi en escale pour la nuit, est un personnage plutôt atypique. A la retraite ; il a bossé 42 ans comme moniteur de voile à Bourgenay, incroyable ! Coiffure aux 4 vents, le gars navigue sur le petit voilier qu'il a racheté au club de voile pour lequel il travaillait. Le bateau comme ce monsieur ont vraiment beaucoup navigué, mais alors vraiment beaucoup. Pour la petite histoire, c'est le Tonton du capitaine du Ponant, le navire 3 mâts de luxe qui a été pris en otage au large de Djibouti ! Quelle aventure !

Mercredi 7 mai : décollage à 6h30 de Saint-Martin. Arrivée à Port-Joinville à 19h30 après une course de 65 milles.
Vent de sud-est 14 n½uds, j'envoie le spi asymétrique que je garde jusqu'à 15h00, avec de belles périodes à 6-7 n½uds de vitesse.
Puis le vent vire au sud, faiblit, puis tombe complètement. Je finis par 3h30 de moteur. So bad, surtout sans pilote automatique.

Jeudi 8 mai : je quitte Port-Joinville à 6h40. Direction Belle-île en mer. Vent de sud-est 25 n½uds, environ force 5-6.
Louvoyage au grand largue, 2 ris et tout le génois, le Free Spirit glisse à près de 9,5 n½uds.
Je chope de la pluie l'après-midi.
La rencontre avec un requin pèlerin d'environ 6 mètres de long me fascine. Il nageait paisiblement à fleur d'eau, à une vingtaine de mètres du franc bord tribord.
Vers 14h00, le vent s'essouffle peu à peu. Je finis au près, toutes voiles dehors, et toujours sous la pluie.
Une heure de moteur pour regagner le mouillage. Visibilité : 4 milles, pas terrible.
Par contre, le mouillage est parfait ! 47°19 de latitude nord, 3°07 de longitude ouest. Et 80 milles courus !
Je suis tout seul, une petite plage entourée de falaises d'une trentaine de mètres, c'est top.

Vendredi 9 et samedi 10 mai : relâche au mouillage. Lecture, écriture, réflexion sur le pourquoi du comment, bons petits plats, farniente dans le hamac, repos quoi...

Dimanche 11 mai : temps couvert, vent de nord 2 beaufort. Je quitte mon ti mouillage désert à 6h45 et fait route vers la civilisation ; Port-Haliguen. 18 milles à courir au prés avec le passage de La Teignouse, situé entre la presqu'île de Quiberon et l'île de Houat. C'est marrant comme nom, ça force au respect !
Arrivée au corps-mort devant la marina à 12h00. Il fait très beau et le soleil cogne dur. Le vent est tombé, tant pis pour la régate de dériveurs et catamarans de sport qui finalement sera annulée : faute de conditions.

Lundi 12 mai : relâche à Port-Haliguen, annexe à l'eau, et visite de la presqu'île. Je fais un peu d'avitaillement le matin, et pousse jusqu'à Port Maria où je rencontre Manu et son amie complètement par hasard. Manu a fait la saison d'hiver à Courchevel avec moi. C'était fou comme coïncidence ! L'après-midi, repos, internet au cyber-du-coin-du-port.

Mardi 13 mai : Départ de Port-Haliguen à 8h00. Beau temps, belle mer. Vent d'est 10, puis 15 n½uds en fin de période de nav. Je louvoie afin de regagner le port du Crouesty. Je finis au largue sur les 4 derniers milles à 6-7 n½uds, cooool... 22 milles courus, arrivée au port à 14h00. Déjeuner. Sieste. On débarque afin d'effectuer quelques achats au shipchandler ; lampe à pétrole Dietz, bouilloire, ligne de traîne, compas de relèvement, tangon, drapeau français, stick de barre...
Je quitte la marina à 19h00 afin d'aller passer la nuit à Port-Navalo sur corps-mort. Petit mouillage d'assèchement situé juste à l'entrée du Golfe du Morbihan. L'endroit est superbe. Quelques éclairs déchirent le ciel gris foncé du Golfe, tout ceci ajoute une touche de beauté et de respect au spot.

Mercredi 14 mai : tôt le matin ; retour au Port du Crouesty, achat de pièces moteur et balade.
A 16h30, départ pour Port-Haliguen. Il fait toujours très beau, et le thermique souffle force 3-4. Evidemment ; il faut tirer des bords ! 25 milles parcourus. Arrivée à 21h00 à la marina cette fois.

Jeudi 15 mai : BTBM, pas de vent. Je parcours les 15 milles qui me sépare de Sauzon au moteur. Départ 8h00, arrivée au corps mort à l'extérieur des jetées à 11h45.
Sauzon est un port d'échouage situé sur Belle-île en mer, à 2 milles à l'est de la non moins connue Pointe des Poulains, rendue célèbre par ses coups de baston immortalisés par tous les plus grands photographes maritimes.
A 16h00, je me faufile entre les musoirs et autres multiples embarcations de toutes sortes. Le capitaine du port m'accueille et me taxe de 12 Euros.
L'endroit est unique et tellement paisible. A 20h30 ; je suis complètement au sec. C'est trop cool !

Vendredi 16 mai : il tombe quelques gouttes le matin. La marée est basse à 9h00. J'en profite pour descendre à terre à pieds du coups !!! Je me cale sur internet au wifi-bar du coin pendant 2 heures. Au moment de revenir au navire quasiment presque à flot, je me suis trouvé un peu comme un con. J'avais l'eau à la taille... C'est fâcheux !
A 12h00 pile, le Free Spirit déborde les jetées de Sauzon et fait route vers le mouillage de Port-Haliguen.
Vent d'ouest 10 n½uds, le ciel est totalement dégagé. Etant plein vent arrière, inutile d'envoyer la grand-voile, le génois seul fera l'affaire, d'autant que j'en profite pour plonger mais 2 lignes de traînes.
A 3-4 n½uds, la vitesse est idéale pour la pêche. D'ailleurs ; ça ne tarde pas à se vérifier : 3 maquereaux au total dont 1 rejeté à l'eau (encore vivant bien sûr) car trop petit. Ils finiront cuits à la poêle et agrémentés d'une purée ! Top...
A 16h00, je croise Francis Joyon sur son trimaran Idec ; dernier recordman du tour du monde en solitaire et sans escale. « L'homme ainsi que sa machine les plus rapides de la planète ! ».
J'arrive au corps-mort à 16h30. 18 milles parcourus.
Je descends à terre afin d'effectuer l'avitaillement.

Samedi 17 mai : j'attaque tranquillement mon retour vers la Charente-Maritime.
Prochaine escale ; le paradis breton : le mouillage sauvage de l'île de Houat. Enfin, peut-être qu'il était encore sauvage du temps de mes arrières-arrières-arrières Grands-parents !!!
Départ à 7h00, vent d'ouest 8 n½uds, il fait frais !
Grand largue, je louvoie sous génois seul.
Et encore un maquereau qui mord à l'hameçon ; celui-là finira poché pour la salade composée.
4 heures et 11 milles plus tard ; je jette l'encre devant la très grande plage sud-est de Houat, au milieu des 7 bateaux déjà mouillés. Le spot est magnifique... et bien connu des autoctones !!! Après la ballade obligatoire sur l'île, je rentre au bateau vers 18h30. Pas besoin d'être devin pour s'apercevoir que cette destination est inévitablement victime de son succès ; 45 voiliers à l'encre ; il paraît que c'est 4 fois moins qu'en août !!!
La nuit est calme.

Dimanche 18 mai : vent faible, beau temps mais grains un peu partout à 360 degrés ; méfiance !
Départ à 9h15, 62 milles parcourus, arrivée à Port-Joinville sur l'île d'Yeu à minuit. Grand-voile et spi asymétrique le matin, le vent est faible. Puis 2 heures de moteur en tout début d'après-midi.
Je renvoie le spi sans la GV, car étant sur une allure très abattue, le spi dévente sous le vent de la GV.
En début de soirée ; le vent forcit, 15 n½uds, puis 18 n½uds ! Impossible de descendre la chaussette du spi car trop de power dans la voile. En plus, la man½uvre est rendue beaucoup plus difficile par le simple fait de ne pas avoir de pilote automatique et d'être seul à bord.
Ca se finira sur un départ au lof monumental et une écoute de point d'amure cassée. Plus de peur que de mal.
Les 15 derniers milles seront courus sous full grand-voile et génois à 6-7 n½uds, toujours grand largue. Relâche by night au port.

Lundi 19 mai : départ à 7h15, direction le Vieux Port de La Rochelle 70 milles plus au sud sud-sud-est de Port-Joinville. Sortie de port relativement périlleuse car le vent d'est souffle de face et pile dans l'axe des musoirs, levant un vilain clapot de près de un mètre. A 2 600 tours/minute, j'avance à moins d'un n½ud au sol.
Force 6 à l'anémomètre, rafales à 27 n½uds ; ça caille grave !
Un ris dans la GV, quelques tours de génois , obligé de tirer 2 bords afin de déborder la pointe sud-est de l'île.
Toujours au près dans une mer formée ; le Free Spirit vogue à 5-6 n½uds.
A partir de 13h00, le vent faiblit peu à peu. Après avoir passé la latitude des Sables d'Olonne ; le vent tombe complètement.
J'affale les voiles et effectue 2 heures de moteur.
Le vent remonte quelques milles avant la pointe du phare des Baleines sur l'île de Ré. Toutes voiles dehors et toujours au près jusqu'à la latitude de la Tranche sur mer. Le vent monte progressivement, jusqu'à 22 n½uds. Arrivé devant Saint-Martin de Ré ; je prends un ris et commence à abattre de quelques degrés en direction du pont. Une pointe à 7,5 n½uds au speedo !
Une fois le pont débordé ; j'enlève le ris ; plus que 12 n½uds. Il me reste à louvoyer tranquillement jusqu'à l'entrée du port des Minimes, la mer est quasi plate et le vent plutôt irrégulier ; entre 6 et 14 n½uds. Arrivée dans le Vieux Port à 22h00. Et les 2 Tours de La Rochelle qui forcent au respect ; elles qui ont vus passer tant de Pirates, Corsaires et autres Flibustiers dans un autre temps, à une autre époque...

Mardi 20 mai : décollage du Vieux Port à 6h45. Vent de nord-est 12-18 n½uds.
Plein vent arrière, le bateau file sous génois seul, tangonné sur bâbord amure.
Je parcours les 11 milles qui me séparent de Saint-Denis d'Oléron (Port de La Brée) en 2 heures et 15 minutes.
A 9h00, Papa m'attends au bout de la jetée. Et le Free Spirit accoste en face du Côte de beauté III, pour la première fois réunis !
Relâche.
Marée basse de 14h00 ; nous apercevons de nos bateaux respectifs les va-et-vient incessants d'énormes camions-bennes transportant le sable accumulé à l'extérieur du musoir est vers la plage adjacente au musoir ouest. Profitant de la marée basse, ces monstres motorisés empruntent le chemin le plus court, c'est-à-dire l'entrée du port, si, si, vous avez bien lu ! En fait, aucun bateau ne peut quitter la marina de Saint-Denis hormis à marée haute. L'entrée est bouchée par un seuil sablonneux naturel ; surprenant autant qu'étrange.
Le coups des camions dans l'entrée du port ; c'est limite 4ème dimension !!!
A 16h30, je parts faire des ronds dans l'eau entre l'île de Ré, Oléron et le Port des Minimes.
15 à 20 n½uds, BTBM, un ris dans la GV et quelques tours au génois, et c'est parti mon kiki. Une pointe à 7,4 n½uds au vent de travers, 17 milles en 2h30 de nav ; cool... Toujours sans pilote automatique, j'ai dû barrer à peine 30 minutes ; bateau parfaitement équilibré dans une mer à peine formée, et même plutôt belle compte tenue de la brise.
Retour au port à 20h15, et Papa avait préparé des pastas à la bolognaise, un délice.

Mercredi 21 mai : grand beau temps !
Saint-Denis d'Oléron, port de Bonne Anse, à La Palmyre ; mon « home spot » ! 35 milles à courir.
Départ à 7h10, bord à bord avec Côte de Beauté pendant 1 heure environ, puis nos routes se séparent ; mon Père monte en Bretagne, et moi : j'en arrive ! Mais bon ; j'embauche demain au Golfy !
Vent d'est 6-8 n½uds ; j'envoie le spi asymétrique. Une heure plus tard ; j'affale le spi ; route au 180°, plein sud.
Le Côte de Beauté s'éloigne ; je n'aperçois plus qu'un modeste point blanc sur la ligne d'horizon.
Le vent faiblit pour devenir inexistant ; il est 11h40 ; moteur jusqu'à 12h30. Coupe le moteur, affale les voiles, déjeuner et sieste tranquille, à la dérive sur une mer totalement plate.
Une petite demi-heure de moteur après la sieste et le vent remonte progressivement au nord-ouest.
15h20, j'éteints le moteur et renvoie la Grand-voile ainsi que le spi.
4,5 n½uds de vitesse avec 5 n½uds de vent apparent. Puis rapidement 6,3 n½uds avec 7 n½uds de vent apparent, et enfin ; 7 n½uds avec 8,5 n½uds de VA.
A 16h00 ; j'affale le spi et continue sous génois et GV.
J'arrive dans la baie avec mon premier voilier, vers 18h15, 15 ans après avoir tiré mes premiers bords sur ma première planche de funboard, même spot, même heure !!!
Je suis accueilli par Marie-Ju et Kevin à grand coups de corne de brume, puis par Johann et Julie au ponton.
Une page se tourne, 500 milles parcourus en 2 semaines, et c'est une nouvelle aventure qui commence...

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# Posté le mardi 10 juin 2008 17:03

Le "Free Spirit" ; mon bateau.

Le  "Free Spirit" ; mon bateau.
Convoyage du Free spirit.

Capitaine, skipper et nouveau propriétaire : zonzon
Equipiers haut de gamme : ErickleBig et Mattieu Lepage-Le sage, puis Stella2Paris

Du mercredi 24 octobre au samedi 3 novembre 2007

Départ de Saint-Briac sur mer (Ille-et-Vilaine), à destination de La Rochelle (Charente-Maritime).


Mardi 23 octobre, je prends le train à La Rochelle. Direction Saint-Malo, via Nantes et Rennes. J'arrive dans la cité corsaire à 17h45. Erick m'attends ; pile à l'heure. Monsieur Vallaud m'accueille à la gare avec la clé du navire ainsi qu'une photocopie de l'acte de vente, m'autorisant ainsi à prendre la mer.
A 18h15 ; nous arrivons au Bar La Potinière. Et là surprise ; Brigitte accompagnée d'Erick s'étaient chargés de l'avitaillement ; et quel avitaillement !!!
Nous voilà fin près pour la traversée de l'atlantique « hissé haut... Santiago ».

19h00, s'est parti pour le grand emménagement à bord. Avec une annexe rigide « un peu empruntée » ! 4 ou 5 allers et retours plus tard, en 20 minutes, le bateau est déjà dans un bordel pas possible. En tout cas ; on s'est bien marré.
Le vent de nord-est était déjà relativement sensible (autant en force qu'en températures, eh oui ; à peine 5° dehors) !

Nous attendons Matthieu Lepage au Bar ; ti apéro, dîner improvisé et douche obligatoire.

Mamat arrive enfin ; tous au bateau ; il est 23h00, et là ; ça caille. Le dériveur intégral est entièrement beacher et Ben en profite pour passer nous faire un petit coucou avant notre appareillage prévu pour 6h30 du mat.

Il est 1 heure passée tout l'équipage au repos.

5h50 ; bran-l'bas-d'combat ; nous discutons des derniers préparatifs agrémentés d'un café bien chaud ainsi que de quelques tranches de brioches.

6h40 ; nous sommes un petit peu en retard sur le timing. En plus ; le moteur , on ne peut plus froid, à bien du mal à démarrer. Il fait nuit noire, le plan d'eau est glassy ; pas un brun de vent, on distingue encore parfaitement bien les étoiles, le froid nous glace le visage : seul parti de notre corps non recouverte de plusieurs couches superposées de matériaux aussi divers&variés que high-tech !

7h15 ; le moteur est enfin en train de finir de se chauffer. Un peu plus de 12 heures après avoir eu les clés du bateau en main ainsi que l'autorisation officielle de mettre les voiles, nous quittons son ancien port d'attache de Saint-Briac sur mer (48°37'N, 2°09'W), destination l'océan atlantique et plus précisément la côte de beauté.
30 minutes de moteur plus tard, je hisse pour la première fois la grand-voile de mon « Free spirit », le vent de nord-est forcit crescendo. Premier ris, puis, deuxième ris, et déjà un petit souci ! Au moment de prendre quelques tours de génois ; la drisse de spi, mal positionnée, s'enroule dans le génois, rendant impossible la man½uvre de réduction de la voile d'avant. Après quelques acrobaties sur les passavants bâbord (Erick à la barre, et Mattieu m'épaulant) ; j'arrive enfin à libérer cette drisse.
Le vent prend sérieusement des tours, l'anémomètre enregistre des rafales à plus de 35 n½uds ! La mer formée se creuse parfois à plus de 2m50. Le soleil se lève ; c'est magnifique.
Nous sommes enfin près pour avaler des milles. Les 80 premiers en 11 heures !!! ça envoyeyéyéyé...
Cap au nord-ouest, Mattieu à la barre. Premier passage naturel ; le magestueux cap Fréhel (48°41'N, 2°20'W) ; départ de la Route du Rhum, que nous doublons à 9h00 sur des surfs à presque 11 n½uds ! Plaisir indescriptible ; il fallait y être..
Puis l'île de Bréhat (48°54'N, 3°00'W), à 13h00.
Les Sept îles juste en face de Perros Guirec ; la Côte de Granit Rose. Au coucher du soleil, cet endroit nous offre des paysages accompagnés de couleurs d'un autre monde. (48°52'N, 3°30'W). Il est 19h30 ; nous nous apprêtons à passer notre première nuit en mer.
L'île de Batz (48°46'N, 4°01'W).
Au large de l'Aber Wrac'h (48°39'N, 4°38'W). Le vent faiblit et la pluie fine s'installe ; c'est le finistére quoi !
Bouée rouge la Valbelle (basse Nèves) à l'est de l'île d'Ouessant (48°26'N, 4°50'W), et le passage le plus à l'ouest de notre trip. J'ai confondu cette marque avec les feux de route d'un trimaran de course naviguant dans le sens contraire. L'engin du 3ème type se trouvait sur la route du Havre pour le départ de la Transat Jacques Vabre. Il est passé tellement près que nous pouvions entendre les craquements du carbone, principal matériau utilisé pour la fabrication de ces Formule 1 des océans.
Amer rouge des Vieux Moines, juste après le port du Conquet (48°19'N, 4°47'W). Il est 9h00 du mat., jeudi 25 octobre. Le jour se lève, le ciel se dégage, le vent remonte ; y bon !
Après une mauvaise appréciation des horaires de marées, nous pointons 1h40 trop tôt devant « La Plate » et « le Phare de La Vieille » ; les marques mythiques du passage du Raz de Sein (48°03'N, 4°45'W). Plus de vent, trop de courant. Donc nous patientons. Pause repas bien méritée, pause kaka bien poussée !!!
Le courant s'inverse enfin, pas de vent du tout. Il est 17h00. On file au moteur afin de parcourir les 23 milles que nous sépare de la pointe de Penmarc'h, correspondant à la grande baie d'Audierne, au large du spot non moins connu de La Torche.
La nuit tombe, la marque du « Menhir » nous guide (47°48'N, 4°24'W), accueilli par nos amis les dauphins, nous nous trouvons une fois de plus à contre-courant. Mais bonne nouvelle : le vent d'est remonte, nous obligeant à louvoyer afin de rejoindre notre destination enfin déterminée ; Concarneau.
En fait, nous avions prévu de faire relâche au port du Guilvinec, mais après analyse de la situation, et en tenant compte de la marée basse, du fait que nous ne connaissions pas du tout le coin (légèrement peu accueillant), que le chenal d'accès soit exposé au vent de travers et qu'il fasse nuit, nous décidons d'un commun accord de continuer notre route en direction de Concarneau, via la passe nord des îles de Glénan.
Notre deuxième nuit en mer nous réserve bien des surprises. Le vent remonte à près de 28 n½uds. 2 ris dans la GV, un bout de génois et nous louvoyons coolement à 45° du vent apparent à 5-6 n½uds. Comme d'hab. ; les dangers viennent du sol. « Le plus dangereux en mer ; c'est la terre ». Bouées Cardinales non éclairées, orins de pécheurs éclairés, vent fort et irréguliers car venant de terre.
En milieu de nuit, que je qualifierais de « blanche », le vent s'établit à 15-18 n½uds. C'est cool. Nous assurons les quarts à la barre, mais je reste en veille sur le pont.
Cardinal « Rostolou » ; marque au sud du port de Loctudy (47°47'N, 4°07W).
Et enfin Concarneau en vue, arrivée au port, juste au pied des remparts à 13h00 le vendredi 26 octobre (47°52,5'N, 3°55'W).
Relâche ; l'entrée à la capitainerie, la douche, le fuel, le départ de mes 2 équipiers Erick et Mamat avec qui je garderai d'inoubliables souvenirs. Nous avons vécus des moments uniques et très importants pour moi. Vous étiez là, alors merci pour ça...

Arrivée de ma nouvelle équipière Stella.

Samedi 27 octobre ; c'est reparti. Appareillage à 10h15, direction Port Tudy (47°39'N, 3°27'W) sur l'île de Groix, que nous atteindrons à 19h00. Temps couvert, vent de sud-ouest établi à 15 n½uds, mer calme. Conditions idéales pour tirer des bords. Génois et grand-voile bien réglés, le bateau est parfaitement équilibré, on tient la barre que pour les virements. Quel calme et quel sérénité.

Dimanche 28 octobre ; nous quittons le port à 9h30. Cap sur Belle-île, le vent est toujours sud-ouest mais forcit à plus de 20 n½uds nous obligeant à réduire. Nous gagnons Le Palais (47°21'N, 3°09'W) sur un seul bord. Nous restons côte à côte pendant une bonne heure avec un J92 au vent de travers. On se fait pulvériser par un Sun fast 32 i sur la dernière remontée au près, que nous reverrons 2 heures plus tard à l'escale (à 15h00). Equipé de voiles en Kevlar, et mené par un équipage constitué de 4 fins régatiers, ils ne nous laisserons aucune chance. Comme le « Free spirit », le bateau venait d'être acheté 4 jours plus tôt à Lorient. Son nouvel acquéreur est Royannais et inscrit aux Régates de Royan. Le 3ème navire est un Sun Odyssey 35 (le même que Papa). Le 4ème (un Sun Odyssey 38 hyper équipé) venait également d'être acheté 4 jours plus tôt à Mortagne sur Gironde (Port d'attache du voilier de Papa). Destination de ses nouveaux propriétaires : Saint-Malo ! Décidément, le monde est petit !

Lundi 29 octobre ; 35 milles à parcourir. Départ à 8h15. La dépression a tourné dans la nuit. Le vent est passé nord, à plus de 30 n½uds. Il fait très beau, et toujours très froid. Sans la GV, avec quelques tours dans le génois, nous partons sur des surfs plein largue à 9,6 n½uds. Mer formée, creux de 1m50 à 2m. Nous passons au sud de l'île Hoëdic. Grosse frayeur sur les hauts fonds du « Plateau du Four ». Prochaine escale : Pornichet en baie de La Baule (47°15'5N, 2°21'W).
Nous voulions nous arrêter au joli port du Pouliguen (où nous sommes arrivés à 13h30), mais une panne de moteur nous a contraint à dérouter sur Pornichet. Pas de panique : la vedette du port nous accueille très gentiment à l'entrée des digues. Une fois au ponton (15h20), je discute avec un couple de retraités et leur explique que je suis en panne de moteur. J'explique au monsieur les symptômes : il me demande si j'ai jamais possédé une 2 CV ??? Tiens ; curieux. Il me dit que sur son Vulcain, il a eu la même panne (qui n'en est pas vraiment une !). Il suffisait de tourner la courroie d'alternateur d'un ou deux centimètres, ce que je l'invite à me montrer à bord. Effectivement, après la manip-miracle et pourtant tellement simple quand on sait ; le moteur démarre au quart et repart de plus belle ! Ah l'expérience et la sagesse... En tout cas, un grand merci à ces gens que je ne reverrai peut-être jamais, à mon grand regret !
C'est la fin du long week-end « voiles et îles » pour Stella qui doit reprendre le train. Au fait, tu obtiens un 18 sur 20 pour ton premier stage de voile côtière ! Félicitations et merci...
A 18h00 ; je me retrouve comme qui dirait en solitaire !

Mardi 30 octobre ; décollage à 9h30, cap au sud, direction Port-Joinville (46°43'5N, 2°21'W). Atterrissage à 17h00.
Beau temps, belle mer. Vent de nord 15 n½uds bien établi. Le passage de l'île de Noirmoutier m'oblige à tirer de longs bords de largue, ce qui n'est pas plus déplaisant au contraire.

Mercredi 31 octobre ; je largue les amarres à 9h15 et prévois de me trouver à 17h30 à Saint-Gilles Croix de Vie (46°42'N, 1°57'W) en Vendée, pour la remise des prix du Championnat de France de Kitesurf.
Le vent ne dépasse pas 14 n½uds et il vient du nord-est. Je dois louvoyer. Sur cette allure, pas besoin de tenir la barre ; le bateau s'équilibre tout seul. Il fait très beau. J'arrive finalement en avance à Saint-Gilles ; il est 15h15 !

Jeudi 1er novembre ; j'appareille à 16h30. Le vent de nord-est souffle irrégulièrement 6-12 n½uds. Allure travers puis près. J'assiste au coucher du soleil sur la ligne d'horizon.
Entrée de nuit aux Sables d'Olonne (46°30'N , 1°47'5W), il est 21h00. Une soupe, un yaourt et au lit.

Vendredi 2 novembre ; départ à 7h50. Ciel bien couvert le matin, et larges éclaircies l'après-midi. Vent d'est-nord-est 15-20 n½uds, rafales à 25. Je prends un ris pour 1 heure de temps. Bon prés. Arrivée à Saint-Martin de Ré à 14h30. Il fait beau mais toujours très froid. Il y a énormément de touristes weekenistes sur le port, on se croirait à La Palmyre un 15 août ! Je fais la rencontre d'un couple de « presque retraité » très sympa en provenance de la Provence et en partance pour Camaret ; petit port super mignon situé sur la presqu'île de Crozon-Morgat. Il m'aide à me hisser en tête de mât afin de débloquer la fameuse drisse de spi prise dans l'enrouleur du génois. Puis on se donne RDV pour le traditionnel apéro à bord ; ti punch et chips, comme dans les îles !

Samedi 3 novembre ; dernière escale ayant pour terme les Minimes ; ville de La Rochelle, et nouveau port d'attache du « Free spirit » (46°09'N, 1°10'W).
Vent de nord-est 15-22 n½uds. Je double les jetées de Saint-Martin de Ré à 10h15 avec un ris dans la GV et tout le génois sorti.
Je défaits le ris après avoir passé le pont de l'île de Ré. Le dériveur tire des bords afin de rejoindre l'entrée du port des Minimes, jusqu'au bout... Du phare du Bout du monde... Amarrage au ponton d'accueil à 13h20. Trop cooool la vie de marin...........
Quoi qu'il advienne ; l'aventure continue... toujours...


Bilan : 480 milles parcourus, 11 jours de navigation côtière, 8 escales, 4 îles, 11 heures de moteur, 2 équipiers, 1 équipière, une demi douzaine de bières et 3 ti punchs, et toujours beaucoup de rencontres, car c'est ça ; le véritable but du voyage : rencontres & partages !

A tous les acteurs de cette belle aventure maritime et humaine, je vous dis merci et vous souhaite de tout mon c½ur « bon vent »...
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# Posté le mercredi 28 mai 2008 11:58

Au large de l'île de Houat.

Au large de l'île de Houat.
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# Posté le mercredi 28 mai 2008 11:10